5.09.17 A-t-on le droit de travailler quand on veut ?

Organisation du temps de travail ou modulation du temps de travail, ces nouvelles formules sont apparues dans le champ lexical des négociations de ce que l’on appelle communément les avantages sociaux.

Si la rémunération brute n’est plus le principal levier de motivation des salariés, ce n’est pas par souhait de s’investir sans compter au sein de son entreprise. Au contraire, ce souhait exprimé reflète celui d’avoir plus de visibilité sur son emploi du temps. Il servirait à s’assurer un certain équilibre au travail, et entre vie privée et vie professionnelle.

Une étude réalisée il y a quelques semaines par OpinionWay sur un échantillon représentatif de 1 036 salariés nous donne quelques chiffres en ce sens :

  • 73 % des cadres et professions intermédiaires se disent libres d’organiser leurs horaires (contre 38% des employés et ouvriers)
  • 72 % décident de leur heure d’arrivée
  • 77 % de leur heure de départ
  • 78 % de la durée de leur pause déjeuner

Un autre critère que l’étude mesure et qui nous intéresse est le capital confiance, pas uniquement celui de nos managers mais aussi celui de nos collègues. Que pensent-ils lorsque nous arrivons en retard un matin ou lorsque nous partons un peu plus tôt ce soir-là ? Et bien le capital confiance est bien plus élevé que ce vous pensiez : 87 % des cadres et professions intermédiaires font confiance à leurs collègues pour gérer leur temps de travail.

 Enfin, autre question posée facilement : quel est le lien réel entre flexibilité et productivité ? Il n’est pas aisé de mesurer l’effet que produit le premier sur le second. Mais si on s’en remet une nouvelle fois au capital confiance, l’étude nous montre que 80 % des cadres et professions intermédiaires pensent que la flexibilité augmente la productivité.

Si l’on a si rapidement considéré que l’on pouvait travailler dans des espaces de bureaux sans murs, peut-on enfin se faire confiance pour tester des espaces temps sans plages horaires strictes ?